mercredi 10 décembre 2008

Docteur, c'est grave?

Une fois n'est pas coutume, je continue mon blog en vous racontant une ...... banalité.

Comme tous les week-end, je m'évade de la vie citadine pour aller grimper dans une salle d'escalade crée par et pour les citadins. Entre nous, nos belles montagnes sont inimitables. Donc sifflotant un air bien connu dans le Bugey, je m'élance dans les voies de bloc, tel un chat sur sa proie. Après quelques minutes d'intenses efforts... je me ramasse une belle chute avec une réception un peu aléatoire. Sur le coup, un peu sonné, je reparts sur mes projets de la journée et finis ma séance sans aucune autre embûche de taille.
Rentrant chez mon cousin Jacques, les souvenirs plein la tête de "Dibona", de "pointe blanche", et "d'hirondelles."... j'avale les méandres souterrains de la ville et arrive dans le Quartier de Jarry (quartier de Montréal où j'habite)
sur place, Délectant avec jouissance une bière après tant d'effort... comme à mon habitude, je commence à naviguer dans les hautes sphères de la connerie.... jusqu'au moment, où voulant rentrer chez moi, je ne puis poser le pied parterre. TABARNACKKKK (Version québécoise de "putain de merde") une belle entorse! La douleur tenace, et après constatation de ma belle cheville enflée (ça ne change pas) je décide d'aller à l'hôpital... en Taxi avec Rachid (le conducteur).
Arrivé à 7h30 au urgence, je prend pension dans la salle d'attente. 1h après, un interne me prend en charge, vérifiant d'un regard lointain ma cheville, mon pou, mon cardio. Je retourne dans la salle de l'ennui où les heures défilent aussi vite que les émissions de Drucker.
11h30, le médecin m'appelle, et analyse avec justesse sans même toucher ma cheville: "Je crois que vous avez une entorse, mais avant la prise de radio au rez de chaussé, pouvez vous me signer ce papier. Il vous empêche de porter plainte si vous justifiez que les soins n'ont pas été de qualité" Quoi! je suis bien à l'hôpital, pas au tribunal?
Après les radios, une infirmière, euh non! une mama africaine "façon Joséfine des inconnus" m'enroule le pied d'une bande. Après les derniers problèmes administratifs et le règlement de la facture, 150$ pour le médecin ( j'attends encore la facture de l'hôpital.... ), je sort enfin de cette torture à 1h du matin en ayant reçu aucuns soins réels (pas de glace, ni de crème, pas de médicament, si.... de la méditation). Dehors, il neige plein tube. Là, je reprends le taxi avec Fadel qui me pose devant ma porte. Dans l'obscurité du couloir, je cherche mes clefs...... PUTAIN, je suis dans le néant, je les ai oublié dans ma chambre. Sonnant, martelant ma porte, espérant que mon colloc m'ouvre, je commence à en avoir plein le............. A ce moment là, comme par enchantement, ma voisine endormie, chemisette volatile, m'ouvre ma porte avec un double. Je remercie chaleureusement cette déesse venue de nul part.... me déshabille et m'allonge dans le lit, le teint rougi par le froid, éprouvé par la soirée éreintante, je fixe la lumière du cadran de mon réveil : 2h. Demain je me lève à 6h....

Le mal moderne

Le symptôme de la trentaine approchant, la spirale du bus, voiture, boulot, dodo s'abat sur moi. Eh oui, cette maladie n'a pas de frontière.

Elle rode, vous observe, vous réconforte avec la sécurité du logement, de l'emploi, du couple puis s'attelle sournoisement à vous figer dans ce confort sans valeur.

Rassurez vous, je ne passe pas mes soirée devant la télévision la télécommande à la main ou derrière mon écran d'ordinateur.... sinon j'écrirai plus souvent sur mon blog et à vous autre.
Malgré les nombreuses activités que je m'emploie à réaliser, c'est inévitable, je suis contaminé. Mon emploi du temps rempli par les cours d'anglais, les différentes visites, les rencontres, les discussions, l'escalade, les sorties en club de Salsa ou Rock and Roll, les soirées arrosées en Pub, je me cherche encore dans cette vie. Aurais je l'esprit ailleurs m'empêchant d'avancer?

Il est loin le temps des grandes envolées à travers le continent.... mais ce n'est que partie remise, pour les vacances de fin d'année (faute de boulot), avec la venue historique de mes parents et de ma soeur, je recommence à rêver, à m'évader à travers les guides, les cartes décrivant les étendues sans fin du Nord Québec. Ce rêve que je façonne, et qui m'extirpe de la réalité. La sinusoïde que trace ma vie me prouve encore une fois que la vie n'est qu'un éternel recommencement d'inquiétudes, de défis, de malheurs et de joies. Enfin le maux passe, ça y ai, je vais mieux mais jusqu'à quand?

lundi 8 décembre 2008

1er "vrai" froid

Bonjour la France

Je prend ma plume informatique pour me réchauffer le coeur à défaut de me réchauffer le bout des doigts. Aujourd'hui, Lundi 8 Décembre 2008, j'ai eu la chance de délecter mon premier -20°C (-30°C avec le facteur vent). Donc, vous imaginez bien que j'ai du m'équiper pour affronter le froid Québécois.

Donc petite explication pour les novices comme moi. Il y a 2 variantes pour faire face au humeur du temps:

1er option: L'homo-oignionius



2e option: L'homo-bibindus






Voilà, maintenant vous savez tous, pour devenir un vrai trappeur "génération citadin".

Sinon, la bonne humeur est toujours de rigueurs sur tous les terrains de batailles (Boulot, acclimatation, escalade, bringue...).
le Week-end dernier lors d'une exposition de bijoux organisée par ma futur collocatrice, J'ai pu faire plus ample connaissance avec les deux "personnages" avec qui j'emménage début Janvier. Je sens que ça va être de la Bombe de balichonne mijoté à la créole, cette collocation! En attendant de vous faire voir l'intérieur du musée, d'ailleurs je vous laisse l'adresse:

7427 Boulevard Christophe Colomb
Montréal, H2R 2S8, Québec

Je vous embrasse tous, les plus grands, les petits, les enfants, les bébés, les moins jeunes, la famille, les fonctionnaires, les acharnés du boulot, vous me manquez quand même!

Ciiaaooo

Yves