jeudi 22 janvier 2009

Au musée des plaisirs

Certaines personnes payent pour visiter des musées, des monuments, des zoo, rencontrer des poètes, des artistes.... Moi j'ai la chance de vivre dans un endroit intimiste charger de petites histoires et surtout d'avoir eu la chance de rencontrer des personnes sortant des clichés.

Pour commencer la visite, tout d'abord le lieu de bohème, de fêtes, de bonnes humeurs, avec ses nombreux tableaux, l'atmosphère chaleureuse d'un vieux café, son odeur, le parquet usé, le balcon pour l'été avec les futurs barbecues....








Maintenant la présentation du personnel:


il y a tout d'abord Faya: la maîtresse de maison dite "maman". Cette jeune femme aux longs cheveux bruns, et aux délicieuses rondeurs respire la gentillesse. Son entrain, sa vie rythmée par de nombreux centres d'intérêts : poète, intervenante psychosociale, photographe, chef d'entreprise, faiseuse de bijoux font d'elle, une personne d'une rare richesse intellectuelle. C'est elle qui détient les recettes de cuisine pour que la demeure soit en ordre! Elle est toujours là pour nous accueillir, discuter, boire une bière (le plus souvent un thé), nous consoler en nous préparant amoureusement son merveilleux café crème. C'est elle, l'âme de la coloc, la coordinatrice, la personne responsable des lieux.....la mère quoi!


Il y a également Mathis, un jeune tahitien d'une petite vingtaine d'année "le petit frère". Régulièrement accompagné de jeunes femmes, le poète perd rarement de temps pour apprivoiser la gente féminine. Grand fan de l'enfant de Pézenas, Boby Lapointe, il n'a pas fallu beaucoup de temps pour que l'on pousse la chansonnette. Responsable commercial, il a même réussit à me revendre un billet pour aller voir des Ovnis et rencontrer leur chefs. Mais le bougre ne s'arrête pas là, il va devenir massothérapeute au grand bonheur de ces demoiselles...



Et il y a Billy! le phénomène du logis, en marge de tout, un vrai Anar ce con! Il va souvent trop loin dans la provocation, et là on le force à retourner dans sa chambre. Alors après il glande dans son hamac, il vit de l'air du temps, rêvassant à je ne sais quoi. On écoute souvent du léo de ma chambre, il ne se lave jamais, il commence à puer mais on s'y fait à la longue. Mais moi, j'aime bien son côté flemmard.





Et la dernière, Charlotte, "l'antisociale". Elle parle jamais, reste dans son lit à méditer. De temps en temps, elle sort de son trou et nous fait voir ces jolies yeux. Mais bon, si elle ne s'isolait pas tout le temps derrière sa porte, je pourrais au moins voir sa vrai nature.



Comme vous pouvez voir, il y a une sacré "Gang" dans cette collocation. Si vous passez dans le coin, arrêtez vous!

7427 Avenue Christophe Colomb
Montreal, H2R 2S8

tel : 514-277-0481

dimanche 18 janvier 2009

"Yves Jamait" sans vous

"Qu'il est loin mon pays, qu'il est loin", sur cette hymne à l'amour de claude Nougaro pour sa région, sa ville. Je ne peut qu'en faire autant pour la mienne et les gens qui y vivent, certes avec moins de talents.

Tout d'abord, un Grand merci à vous tous pour vos lettres, vos mots, vos mails, vos photos, vos cadeaux, vos colis. Je ne peux malheureusement que vous l'écrire mais Dieu sait que les mots manquent parfois. J'aurai tellement aimer vous le dire de vives voix. Il ne m'a pas fallu forcer pour pousser la larme, caché des regards indiscrets...

ça y est, j'y suis. Cette odeur de ramequin embaumant la pièce du grangeon, les éclats de rire, l'ouverture des huîtres toujours accompagnées "d'un chardo", le chant d'une guitare mal accordée répétant inlassablement les mêmes refrains, ces sourires qui traversent mon regard réchauffant mon coeur, le vin au connotation impalpable, on se parle, on se touche, et puis ces bises sur les joues parfumées à la gaieté, les cris des enfants, la pensée d'une idylle, cette chaleur humaine qui vous serre le coeur, et la joie des grands et des plus petits autour d'une table....

Je referme les lettres, les messages, le colis au parfums du Sud ouest et durant quelques minutes, j'aurai pu me croire parmi vous.

Encore un Grand merci, aux amis, à la famille pour vos pensées, je vous embrasse chaleureusement en attendant les mois d'avril, Mai avant un retour fort possible aux pays de Champlain pour 18 mois de plus.

A Bientôt


les assoiffés
















Il arrive quelques fois au réveil d'étrange choses, nous ouvrons les yeux et parce que cette nuit là, on a dormi un peu plus profondément, on ne se reconnaît plus dans le miroir, on se sent habité par une soif nouvelle, quelque chose absolument impossible à étancher...

Parfois c'est la beauté dans ce qu'elle a d'évident qui nous saute au visage et puis marchant dans la rue, on ne cesse d'y voir son cadavre.
Pourquoi, Pourquoi, Pourquoi, pourquoi.... ruiner cette beauté qui sommeille au fond de chacun d'entre nous, pour l'inter-changer par ce massacre!
Pour se rassurer, se justifiez, on veut bien se dire: Il faut bien que l'on vive pourtant. Cette pieuvre grandissante au fond de nos entrailles, puant la fierté, le fric, la méthode, l'ordre nous rend zombie, nous globalise, nous fait rentrer dans le rang. Pourquoi s'abaisser à ce conformisme, Pourquoi, Pourquoi?
Cette pièce de théâtre de Wajdi MOUAWAD est prenante, voir embarrassante. Ce mal être qui figure dans cet adolescent pousse le malaise à son apogée. Le spectateur se laisse sumerger par la prise de conscience du "massacre collectif" que perpétue nos sociétés toujours aussi pragmatiques.

Pourquoi toutes ces questions? Pourquoi vouloir se sentir si vivant?
A voir sans faute!