mercredi 10 juin 2009

Le tour de l'île

Et oui comme vous le savez déjà tous, la ville de Montréal est sur une île d'environ 50kms de long et 25 de large. Ce qui en fait une place où le vent et le taux d'humidité tant en été qu'en hiver y est très important, amplifiant les températures ressenties. Mais ce n'est pas le sujet.

Le dimanche 7 Juin, accompagné de 33000 cyclotouristes, nous avons dévalé Patrice, Stéphanie et moi même, les rues de l'ouest Montréalais sur près de 52 kms. Les organisateurs ont su mettre en valeur le parcours en dénichant quelques coins de cette belle ville qui m'était encore inconnus. Entre autre le joli passage le long des canaux de Lachine ou les bords de "la mer" St-Laurent dqns le sud ouest de l'île.

Assis sur mon tracassin de vélo, vieux mais encore efficace, je n'hésita pas, même à l'insu de mon pleins gré, de prendre quelques remontants au différents ravitaillements établis tout au long du parcours.

L'ambiance conviviale du rassemblement qui fêtait ces 25ans d'anniversaire, les différentes animations du Cirque du soleil sur le thème de la Féria, les nombreux riverains nous encourageant sur le bord des routes ont fait de cette belle journée ensoleillée, un vrai moment de plaisir.

Voilà bientôt 2 ans que je n'étais pas remonté sur un vélo, mais comme disent certains de mes compères, "comme beaucoup d'autres activités, ça ne se perd pas...."

Bye bye! et à l'année prochaine en Tandem!


le Parcours

la photo finish à l'arrivée












Quelques trés belles paroles de Félix Leclerc...


Supporter le difficile et l'inutile, Y a l' tour de l'île
Quarante-deux milles de choses tranquilles pour oublier grande blessure, dessous l'armure
Été, hiver, Y a l' tour de l'île
L'Île d'Orléans, l'Île c'est comme Chartres, c'est haut et propre avec des nefs, avec des arcs, des corridors et des falaises
En février la neige est rose comme chair de femme
Et en juillet le fleuve est tiède sur les battures
Au mois de mai, à marée basse voilà les oies
depuis des siècles, au mois de juin parties les oies
Mais nous les gens, les descendants de La Rochelle, présents tout l' temps
Surtout l'hiver comme les arbres mais c'est pas vrai
Ben oui c'est vrai écoute encore Maisons de bois, Maisons de pierre, Clochers pointus
Et dans les fonds des pâturages, de silence, des enfants blonds nourris d'azur comme les anges
Jouent à la guerre, imaginaire, imaginons l'Île d'Orléans un dépotoir, un cimetière
Parcs à vidanges, boîte à déchets, U. S. parkings
On veut la mettre en mini-jupe and speak English
Faire ça à elle, l'Île d'Orléans notre fleur de lyse
Mais c'est pas vrai, Ben oui c'est vrai
Raconte encore, sous un nuage près d'un cours d'eau, c'est un berceau
Et un grand-père, au regard bleu, qui monte la garde
Il sait pas trop ce qu'on dit dans les capitales
L'oeil vers le golfe ou Montréal guette le signal
Pour célébrer l'indépendance, quand on y pense c'est-y en France, c'est comme en France
Le tour de l'île, quarante-deux milles comme des vagues les montagnes
Les fruits sont mûrs dans les vergers de mon pays
Ça signifie l'heure est venue
Si t'as compris....

Brazilian rythm

Oi a França!


C'est après une petite coupure, faute de motivations, mais également par les nombreuses sorties sur Montréal qui m'occupent bien que je reprends le fil de ce blog pour vous montrer que je ne suis pas rentrer dans un couvent.


Aujourd'hui, un petit aperçu avec LA soirée de percussion Brézilienne au "au 2 Campus" auquelle participait ma collocatrice Marie Hélène. Accompagné d'Adaée, la seconde fille avec qui je partage l'appartement, nous nous sommes empressés de prendre en photo notre vedette du soir.
Sous les feux de la rampe et de ses puissances frappes, la compagnie Zuruba nous a démontrer toutes les chorégraphies de cet art venu réchauffer l'atmosphère Montréalaise. En effet le groupe dont les membres sont tous pour la plupart de pur Québécois a su nous réveiller par les rythmes de samba issu du Brésil. Les filles ne sont pas restées en reste et ne se sont pas gênées pour dévoiler tous leurs talents de danseuses au grand plaisir de ces messieurs....

L'artiste en action!















lundi 4 mai 2009

Mission accomplie....

Mercredi 29 Avril 2009, la rencontre à eu lieu.


J'ai en fin rencontré Mademoiselle Solène B. de passage sur Montréal pour essayer d'embrigader de "pauvres Bénévoles" qui se sont ruinés à l'idée de pouvoir participer à l'organisation des Jeux olympique de Vancouver.

Une belle soirée ensoleillée par l'enthousiasme sans faille de Solène. Bien entendu toujours autour d'un bon repas où fusaient les nombreuses discussions en tous genres... de la france et de la navarre en passant par Vancouver, Maastricht, avec une escale sur New-york puis San Diego, pour remonter dans le colorado sans oublier Vaux en bugey et Bons-en-Chablais. Je n'en dis pas plus, elle m'a dit de ne rien dire....!

Bref, Solène, continues de manger la vie comme tu le fais et n'hésites pas à repasser à Montréal en Janvier si tu en as l'opportunité (Je crois que je vais me faire des ennemis du côté de la Savoie !).

Comme quoi le monde est petit mais la vie est grande.....



Coucou à la famille!



De retour chez moi

C'est sur un titre qui en dit long sur mon ironie que je m'apprête à continuer l'ouvrage de mon blog.
En réalité, le cour séjour français a été aussi riche que les Diots d'un Napo ou que les riz de veaux de Sylvain. N'allez pas croire que j'ai pu faire une indigestion de votre présence. Je me délecte toujours autant à vous revoir autour de.....
d'une bonne tablée arrosée de vin où respirent les récits nostalgiques de fameuses embardées autour d'une buvette près de Chazey, d'une grotte enfumée, d'une falaise ensoleillée ou bien d'une rude bataille à tranchée ouverte au coeur d'un grangeon....
Vous m'avez fait ressurgir à la surface de mes pensées, tous le bien que je pouvais penser de vous. Vous m'avez certainement sans le vouloir, rassurer sur mon choix de retourner dans ce pays restant à découvrir mais qui n'est pas le mien. Même si le voyage est un privilège pour notre génération, une action envieuse pour certain, elle reste néanmoins un déracinement profond même dans une société "civilisée"....
Même à 5000Kms, je sais et je sens votre présence. Elle me rassure, réveille en moi l'éternel âme du Bugey. Oh Non! Ils ne me feront pas manger du Mc Do!
Peut-être par fierté, ou par pudeur, je ne me suis pas venter de me savoir crucifier sur ce chemin de croix qui m'amène dans cette nouvelle collocation, à reprendre ma vie Montréalaise, mon travail, les gammes de cette musique entraînée....
Il y manque, c'est sûr, la sensation de reconnaissance vis à vis d'une famille, d'un groupe d'amis, d'une idylle. Voilà une semaine que je suis rentré à la maison et vous me manquez déjà "bande de con"(dis à la piscénoise) faute de n'avoir pas eu le temps nécessaire pour vous dire un dernier "en revoir" pour certains.
Sur ces quelques paragraphes quelque peu nostalgique de ces deux très belles semaines en votre présence, je n'en reste pas pour autant déprimé et sais ce que je dois faire et construire dans mon pays d'adoption.
Je vous embrasse tous, les grands, les petits, les moins jeunes et ceux en projet....

A très bientôt,

Yves

lundi 16 mars 2009

les chiens à sa mére-mére

Une fois n'est pas coutume, je suis à la bourre dans la rédaction de mes activités dans le grand froid. Cette fois, je vais essayer de vous faire partager la sortie de chien de traîneau que nous avions réaliser début février avec une belle Gang de poètes Français: Katarina, Maude, mumu, Mathis et moi-même.

Après un dernier briefing tardif le vendredi soir, nous réveillons péniblement à 6h00. Les formalités matinales, la réservation de la voiture, les demoiselles dans la voiture, nous décollons à 7h30 de Montréal..... Un petit quart d'heure, premier arrêt... pas une pose pipi cette fois là, mais il n'y a plus de lave glace et dieu sait sans, il n'est pas possible de conduire vu les tonnes faramineuses de sel que déversent les compagnies de déneigement.
Bref, le produit miracle acheté, second décollage, celui là le bon, en direction de Baie st-Paul où on nous attend à 13h00. Après 4h30 de route, nous arrivons à bon port où en effet, notre guide nous accueille, nous laisse le soin de manger et de se préparer avec la panoplie du fameux musher.... moderne. Je crois réellement qu'il avait peur de nous perdre.




Maintenant, l'activité. Après avoir atteler les chiens (ma grande passion, moi qui est peur des chiens!) et reçu quelques conseils sur le maniement des traîneaux, on part pour faire une boucle d'environ de 17Kms s'étalant dans les forets de conifères et malheureusement les passages de lignes électriques.... Partageant les commandes avec une "coéquipière", elle ne manqua pas de nous renverser dans un fossé. Comme quoi, même sur un traîneau, le fameux dicton "femme au volant, mort au tournant" ne perd rien de son sens!










Après la remise sur raille du traîneau, nous arrivons au chalet où nous allons passer la nuit. les Chiens rattaché à leur "dortoir" par le petit groupe, nous profitons malgré le froid saisissant de la fin de journée pour admirer les couleurs rosâtres du ciel et par la suite des innombrables étoiles . Pendant que notre guide, notre "sherpa" prépare, on discute, on refait le monde, on fait des "micro" siestes, on rigole, heureux d'être là, au chaud. L'odeur de la cuisine embaume le salon du "grangeon"... je suis dans mon élément!


Réveil matinal, avec petit déjeuné avec Oeufs, Bacon, jus d'orange.... "so british" mais tellement bon pour préparer une grosse journée. Le temps est au grand beau, la neige est en meilleure condition et les chiens avancent.... Ils savent qu'ils rentrent à la maison! le Temps change, il commence à neiger. Nous arrivons au "chenil des sportifs", un peu fatigué mais heureux de ces deux journées passées dans le froid, dans la nature, de retour au source.




Nous rentrons sur Montréal sous une neige battante. A l'intérieur de la voiture, les passagers sont éteints, bercés par la musique classique que nous a concocté la mélomane du groupe: murielle.




Après une petite escale au musée des abeilles à Beauprés, nous nous ravitallons en miel, en hydromel et rentrons définitivement d'une traite dans nos logements respectifs.......


















dimanche 8 mars 2009

28 ans, un mois déjà

Voilà , Il y a tout juste un mois, je fêtais mon anniversaire avec quelques Gaziers et gazières venant d'horizon proche et lointain. La soirée fut paisible, bon enfant, il n'y a pas eu de mort.....même si certaines personnes ont eu des frayeurs.

Egalement, un petit clin d'oeil aux nouvelles naissances de l'année 2008 / 2009 qui viennent de fêter pour certain leur premier mois....

Je vous embrasse en joignant quelques photos de la soirée




lundi 2 mars 2009

On ne se laisse pas abattre...

En dépit de trouver du ramequin sur Montréal et pour initier mes collocataires à la gastronomie Française, je me suis lancé un petit défi : préparer une bonne cervelle bien grillée, persillée, avec un zeste de citron, accompagnée de riz. La même préparation que certains et certaines ont eu la chance de manger avant mon départ.
Pour ceux qui doutent de la variété des produits Quebecois, je peut vous affirmer que je n'ai pas eu de mal trouver l'ingrédient miracle.
donc passons en cuisine!

Etape 1: nettoyage, rinçage à l'eau froide et séchage de LA cervelle



Etape 2: application (avec délicatesse) de la farine



Etape 3: mettre une bonne motte de beurre (les diabettiques et les écolos s'abstenir) et faire griller




Etape 4: il ne reste plus qu'à servir avec un breuvage bien frais digne de ce nom: un petit bourgogne aligoté fera l'affaire... sans oublier le morceau de bleu des Causses sur du pain grillé... Royal





Santé les Gaziers et bon appétit


Ps: Pour cette première initiation à la cuisine française, mes collocataires m'ont fait faux bond... à mon grand bonheur!

jeudi 19 février 2009

OOOOOH CANNNAAADA!

Devant les nombreuses violences écrites, je me presse de vous donnez des nouvelles qui ne le sont plus depuis 1mois et demi déjà.... je ne voudrais vous perdre de vue.
Je vous transmets donc des photos du quebec lors de la venue de mes parents cet hiver.... mais c'est encore l'hiver ici!
pour les commentaires en détail, je ne manquerais pas de vous les raconter en avril! Censure parental oblige!



Sortie Moto neige près de Beaupré à 30 min au Nord est de Quebec



Levé de soleil sur le fleuve Saint-Laurent


les chutes Montmorency


Vue de Quebec depuis le Saint-Laurent en glace


Repos du guerrier dans le jacuzzi du gite


Vue de la Baie de Saint-Paul.... Trève de commentaires

le fameux stade olympique à Montréal de 1976. plus haute tour inclinée au monde qui vient tout juste d'être fini d'être payé.... (1,5 millards au lieu de 840 Millions)
Vive l'architecte Français Roger Taillibert


la vie quotidienne de cet hiver à Montréal: le déneigement!



Réunion de famille dans ma nouvelle collocation



Un grand schtroumpf devant nos chutes de Vaux-fevroux, et oui, les mauvaises langues québécoises. Ma belle région du Bugey, ce n'est au niveau de l'équateur!


Obama casse la Barack!

Devant la propagande instituée par nos chères journalistes, sur l'icône Obama le sauveur de l'humanité, allez lou yah, avé maria, il devient de plus en plus difficile de s'informer correctement, il faut lire entre les lignes. C'est vrai que son élection à la tête des USA, sur le papier a ébranlé de nombreux principes, soulevé de nombreux espoirs aux quatre coins de la planète. Ces braves médias nous ont bien présenté le personnage à leur manière...mais heureusement pour nous, certains s'émancipent... oh! les vilains....
petit extrait:


La tête dans le sable
J'ai osé critiquer le fait que le nouveau président ai nommé la personne la plus à droite de son partie (Hilary Clinton) au poste de secrétaire d'état, une pro-israélienne qui a appuyé l'intervention américaine en Irak et qui a accueilli avec enthousiasme l'érection du mur de la honte qui isole la Palestine.
Résultat, j'ai reçu des dizaines de courriels d'insultes, me traitant de raciste: " Tu oses critiquer Obama donc tu n'aimes pas les noirs"

Peuple à genoux
Des journalistes qui bavent passivement devant un président, ce n'est jamais une bonne nouvelle, que celui soit blanc ou noir, homme ou femme, démocrate ou répubicain.
Et savez vous quoi, je vais rester les yeux ouverts. Pour la simple et bonne raison que pour moi, la couleur de peau, le sexe d'une personne ne compte pas.
Vous voulez vous agenouiller devant le messie? pas de problème, mais foutez moi la paix et laissez moi faire mon travail.

Le pasteur et ses brebris
Tenez prenez Rick Warren, le pasteur qu'obama a choisi pour prier le bon dieu lors de son assermentation.
On savait que ce ultra-conservateur compare l'homosexualité à la bestialité....
il est également l'un des grands responsables de l'adoption de la proposition 8 qui a aboli le mariage homosexuel en Californie. Lors d'un sermon qu'il a prononcé une semaine avant le référendum, Rick Warren a demandé aux milliers de fidèles de son église d'aller voter OUI pour la proposition, disant que c'était leur devoir de chrétien..... C'est ce gars là, qu'Obama, le grand timonier de la révolution morale, a choisi comme guide spirituel lors de son assermentation.

Vive la continuité
Et qui Obama a-t-il choisi comme secrétaire à la défense? Robert Gates, qui occupait le même poste sous George W Bush et qui milite pour une augmentation des forces américaines en Afghanistan.
Au lieu de couper les liens avec l'administration précédente et de montrer au reste du monde qu'il veut prendre une toute direction, le nouveau président a choisi la continuité.
ça ne vous chatouille pas votre conscience quand vous priez devant la statue d'Obama.

Ai je le droit dire que je trouve cette décision décevante sans me faire traiter de suppôt du KKK? Ou avez-vous le cerveau tellement lavé que vous avez perdu tout esprit critique?


Ne vous méprenez pas, vous ne venez pas de lire "l'humanité" ni "le monde libertaire", mais un extrait paru dans "le journal de Montréal". Un journal populiste québécois sans véritable orientation politique. Cette article de Richard Martineau caractérise bien la situation dans laquelle, la majorité des médias essayent de nous influencer et de manipuler les masses. Nous nous disons dans un monde démocratique où la libre pensée, la liberté de l'individu est reine. Rien n'est moins sûr. Ce qui est sûr en revanche, c'est qu'il y a inévitablement manipulation venant du haut de l'échelle en raison que les principaux gérant des compagnies d'information ne sont ni plus ni moins les amis de nos chères politiciens... maintenant allez savoir pourquoi il y peut être censure!

A bon entendeur, je vous salue.


Pour faire face à la vérité, ça m'a poussé jusqu'à la télé où l'on m'a dit "Vous demandez qui, la vérité, c'est pas ici!", les temps sont difficiles....

Devant mon ordi

Devant la boite noire de mon ordi, je m'y endors. Insomniaque, devant ces millions d'informations, déversant tel le saint-laurent ces flots de conneries, qui reflètent l'insuffisance de l'humanité devant son culte, tel un Narcisse qui se noiera tôt ou tard dans les eaux profondes de l'inintelligence.
Devant mon ordi, défilent les dollars avec lequel je façonne à ma manière, entre le marteau et l'enclume, l'édifice de Mr Total ou Mr Shell and Co.
Devant mon ordi, je rêve à mes espoirs, à mes projets "version française", m'envole tel un pégase vous postant mes mails "version anglaise".
Devant mon ordi, je ne suis plus seul. Nous nous visionnons, nous parlons, nous touchons mais une fois terminée, difinitivement seul devant cette solitude, cette froideur en plastique, nous pleurons.
Devant mon ordi, j'ouvre mes papilles auditives, visuelles et délecte les innombrables nectars du savoir.
Devant mon ordi, à défaut de la présence des amis, je bois l'ombre d'une rafale de pint pour me souvenir de l'odeur, de la jouissance de l'ivresse.
Devant mon ordi, devant mon ordi, devant mon ordi, devant mon ordi,...........................
je bloque.

Comprends qui peut, comprends qui veut!


jeudi 22 janvier 2009

Au musée des plaisirs

Certaines personnes payent pour visiter des musées, des monuments, des zoo, rencontrer des poètes, des artistes.... Moi j'ai la chance de vivre dans un endroit intimiste charger de petites histoires et surtout d'avoir eu la chance de rencontrer des personnes sortant des clichés.

Pour commencer la visite, tout d'abord le lieu de bohème, de fêtes, de bonnes humeurs, avec ses nombreux tableaux, l'atmosphère chaleureuse d'un vieux café, son odeur, le parquet usé, le balcon pour l'été avec les futurs barbecues....








Maintenant la présentation du personnel:


il y a tout d'abord Faya: la maîtresse de maison dite "maman". Cette jeune femme aux longs cheveux bruns, et aux délicieuses rondeurs respire la gentillesse. Son entrain, sa vie rythmée par de nombreux centres d'intérêts : poète, intervenante psychosociale, photographe, chef d'entreprise, faiseuse de bijoux font d'elle, une personne d'une rare richesse intellectuelle. C'est elle qui détient les recettes de cuisine pour que la demeure soit en ordre! Elle est toujours là pour nous accueillir, discuter, boire une bière (le plus souvent un thé), nous consoler en nous préparant amoureusement son merveilleux café crème. C'est elle, l'âme de la coloc, la coordinatrice, la personne responsable des lieux.....la mère quoi!


Il y a également Mathis, un jeune tahitien d'une petite vingtaine d'année "le petit frère". Régulièrement accompagné de jeunes femmes, le poète perd rarement de temps pour apprivoiser la gente féminine. Grand fan de l'enfant de Pézenas, Boby Lapointe, il n'a pas fallu beaucoup de temps pour que l'on pousse la chansonnette. Responsable commercial, il a même réussit à me revendre un billet pour aller voir des Ovnis et rencontrer leur chefs. Mais le bougre ne s'arrête pas là, il va devenir massothérapeute au grand bonheur de ces demoiselles...



Et il y a Billy! le phénomène du logis, en marge de tout, un vrai Anar ce con! Il va souvent trop loin dans la provocation, et là on le force à retourner dans sa chambre. Alors après il glande dans son hamac, il vit de l'air du temps, rêvassant à je ne sais quoi. On écoute souvent du léo de ma chambre, il ne se lave jamais, il commence à puer mais on s'y fait à la longue. Mais moi, j'aime bien son côté flemmard.





Et la dernière, Charlotte, "l'antisociale". Elle parle jamais, reste dans son lit à méditer. De temps en temps, elle sort de son trou et nous fait voir ces jolies yeux. Mais bon, si elle ne s'isolait pas tout le temps derrière sa porte, je pourrais au moins voir sa vrai nature.



Comme vous pouvez voir, il y a une sacré "Gang" dans cette collocation. Si vous passez dans le coin, arrêtez vous!

7427 Avenue Christophe Colomb
Montreal, H2R 2S8

tel : 514-277-0481

dimanche 18 janvier 2009

"Yves Jamait" sans vous

"Qu'il est loin mon pays, qu'il est loin", sur cette hymne à l'amour de claude Nougaro pour sa région, sa ville. Je ne peut qu'en faire autant pour la mienne et les gens qui y vivent, certes avec moins de talents.

Tout d'abord, un Grand merci à vous tous pour vos lettres, vos mots, vos mails, vos photos, vos cadeaux, vos colis. Je ne peux malheureusement que vous l'écrire mais Dieu sait que les mots manquent parfois. J'aurai tellement aimer vous le dire de vives voix. Il ne m'a pas fallu forcer pour pousser la larme, caché des regards indiscrets...

ça y est, j'y suis. Cette odeur de ramequin embaumant la pièce du grangeon, les éclats de rire, l'ouverture des huîtres toujours accompagnées "d'un chardo", le chant d'une guitare mal accordée répétant inlassablement les mêmes refrains, ces sourires qui traversent mon regard réchauffant mon coeur, le vin au connotation impalpable, on se parle, on se touche, et puis ces bises sur les joues parfumées à la gaieté, les cris des enfants, la pensée d'une idylle, cette chaleur humaine qui vous serre le coeur, et la joie des grands et des plus petits autour d'une table....

Je referme les lettres, les messages, le colis au parfums du Sud ouest et durant quelques minutes, j'aurai pu me croire parmi vous.

Encore un Grand merci, aux amis, à la famille pour vos pensées, je vous embrasse chaleureusement en attendant les mois d'avril, Mai avant un retour fort possible aux pays de Champlain pour 18 mois de plus.

A Bientôt


les assoiffés
















Il arrive quelques fois au réveil d'étrange choses, nous ouvrons les yeux et parce que cette nuit là, on a dormi un peu plus profondément, on ne se reconnaît plus dans le miroir, on se sent habité par une soif nouvelle, quelque chose absolument impossible à étancher...

Parfois c'est la beauté dans ce qu'elle a d'évident qui nous saute au visage et puis marchant dans la rue, on ne cesse d'y voir son cadavre.
Pourquoi, Pourquoi, Pourquoi, pourquoi.... ruiner cette beauté qui sommeille au fond de chacun d'entre nous, pour l'inter-changer par ce massacre!
Pour se rassurer, se justifiez, on veut bien se dire: Il faut bien que l'on vive pourtant. Cette pieuvre grandissante au fond de nos entrailles, puant la fierté, le fric, la méthode, l'ordre nous rend zombie, nous globalise, nous fait rentrer dans le rang. Pourquoi s'abaisser à ce conformisme, Pourquoi, Pourquoi?
Cette pièce de théâtre de Wajdi MOUAWAD est prenante, voir embarrassante. Ce mal être qui figure dans cet adolescent pousse le malaise à son apogée. Le spectateur se laisse sumerger par la prise de conscience du "massacre collectif" que perpétue nos sociétés toujours aussi pragmatiques.

Pourquoi toutes ces questions? Pourquoi vouloir se sentir si vivant?
A voir sans faute!