C'est sur un titre qui en dit long sur mon ironie que je m'apprête à continuer l'ouvrage de mon blog.
En réalité, le cour séjour français a été aussi riche que les Diots d'un Napo ou que les riz de veaux de Sylvain. N'allez pas croire que j'ai pu faire une indigestion de votre présence. Je me délecte toujours autant à vous revoir autour de.....
d'une bonne tablée arrosée de vin où respirent les récits nostalgiques de fameuses embardées autour d'une buvette près de Chazey, d'une grotte enfumée, d'une falaise ensoleillée ou bien d'une rude bataille à tranchée ouverte au coeur d'un grangeon....
Vous m'avez fait ressurgir à la surface de mes pensées, tous le bien que je pouvais penser de vous. Vous m'avez certainement sans le vouloir, rassurer sur mon choix de retourner dans ce pays restant à découvrir mais qui n'est pas le mien. Même si le voyage est un privilège pour notre génération, une action envieuse pour certain, elle reste néanmoins un déracinement profond même dans une société "civilisée"....
Même à 5000Kms, je sais et je sens votre présence. Elle me rassure, réveille en moi l'éternel âme du Bugey. Oh Non! Ils ne me feront pas manger du Mc Do!
Peut-être par fierté, ou par pudeur, je ne me suis pas venter de me savoir crucifier sur ce chemin de croix qui m'amène dans cette nouvelle collocation, à reprendre ma vie Montréalaise, mon travail, les gammes de cette musique entraînée....
Il y manque, c'est sûr, la sensation de reconnaissance vis à vis d'une famille, d'un groupe d'amis, d'une idylle. Voilà une semaine que je suis rentré à la maison et vous me manquez déjà "bande de con"(dis à la piscénoise) faute de n'avoir pas eu le temps nécessaire pour vous dire un dernier "en revoir" pour certains.
Sur ces quelques paragraphes quelque peu nostalgique de ces deux très belles semaines en votre présence, je n'en reste pas pour autant déprimé et sais ce que je dois faire et construire dans mon pays d'adoption.
Je vous embrasse tous, les grands, les petits, les moins jeunes et ceux en projet....
A très bientôt,
Yves